Bilan de l'étiage 2014

Ça y est, tous les voyants sont au vert ; les débits des cours d'eau suivis par le RVPB sont tous revenus à un niveau satisfaisant.

Il est temps de dresser un bilan de l'étiage 2014, bien moins sévère que celui des années précédentes, mais néanmoins riche en enseignement.

Bilan chiffré comparé aux années précédentes

La période d'étiage a été plus courte en 2014 que les années précédentes. Le nombre de jours avec un débit inférieur au débit d'alerte est un bon indicateur.

95 jours sur la Couze et 133 jours sur la Louyre, c'est important, mais à relativiser par rapport à 2012 pour la Couze 255 jours en alerte, et à 2011 pour la Louyre 225 j.

Le graphique ci contre montre pour la Couze le nombre de jours par an passés sous le débit d'alerte.

 

L'année 2014, comme 2010 et 2013, compte moins de 100 jours en dessous du débit d'alerte.

 

On constate aussi que depuis 2009, il n'y pas eu d'année sans alerte.

Concernant l'intensité de l'étiage, le déficit en 2014 est parmi les plus faibles des dernières années. Le déficit c'est le volume d'eau qui a manqué dans les cours d'eau pour maintenir le débit nécessaire au bon maintien de la vie aquatique. Concrètement il a manqué environ 550 000 m3 sur la Couze et environ 900 000 m3 sur la Louyre.

Remarque : il n'y a pas de valeur en 2009 et 2010 sur la Louyre qui n'était pas encore suivie régulièrement.

Un dernier chiffre, 2014 est une année pluvieuse. L'année hydrologique 2013 - 2014 (oct 2013 à fin sept 2014) a reçu 940 mm de pluie cumulée (station météo de Bergerac). C'est plus que la moyenne pour les 12 dernière années calculée à 732 mm ; l'année 2010 - 2011 n'avait reçu que 517 mm.

Année pluvieuse... étiage moins sévère

Les chiffres mitigés de l'étiage récent mettent en évidence le problème de déficit chronique des cours d'eau de nos bassins versant en étiage. En effet, si malgré un excédent pluviométrique, plusieurs cours d'eau atteignent l'alerte rouge (Louyre et Conne), et les autres l'alerte orange (Couze, Couzeau, Gardonnette), il y a lieu de s'interroger sur les causes de ce déficit.

 

Les raisons probables de ce déficit chronique :

  • Les pompages, pour l'irrigation et l'eau potable.
  • Les anciens travaux de re-calibrage des cours d'eau (curage, rectification) ont souvent entrainé un approfondissement du lit et une accélération des écoulements.
  • Les sources captées ou détournées, par des étangs et ou des pompages.
  • La disparition de zones humides, qui jouent naturellement un rôle d'éponges (stockage d'eau en hiver et restitution en été)

Nous devrons travailler sur ces différentes problématique, collectivement, si l'on souhaite un jour retrouver l'équilibre hydrologique de nos cours d'eau.

 

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