Le Droit à l'eau - un nouveau droit de l'homme_!

Droit universel à l'eau reconnu à l'ONU

Le 28 juillet dernier, une résolution de l'ONU a défini un nouveau droit de l'homme : le droit à l'eau ; « L’accès à une eau potable salubre et propre est un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme ».

On ne peut que saluer cette avancée, malgré ses limites (voir plus loin) et les questions qui se posent quant à son application.

 

On aurait pu souhaiter que ce droit soit étendu, qu'il consacre la gratuité de l'eau pour tout un chacun, mais attention à ne pas comparer des situations incomparable : fournir une eau salubre et des services d'assainissement au personnes qui ne peuvent y avoir accès est une nécessité, mais demander dans nos pays développés la gratuité de l'eau serait probablement une erreur.

Avec une exigence de qualité de plus en plus importante, la distribution d'eau potable est devenue de plus en plus complexe (problème liés à la ressource disponible, qualité de l'eau, pollution émergentes ex : cyanobactéries etc.). De plus, force est de constater que le prix de l'eau est le meilleur frein au gaspillage.

Ce nouveau droit de l'homme aura t'il une incidence en France ?

Ce nouveau droit de l'homme peut il avoir une incidence en France ? A priori non, le texte précise que ce droit "requière de la part des usagers qu'ils s'acquittent du prix du service de l'eau".

Il faut savoir qu'actuellement le prix de l'eau correspond pour plus de 50 % à l'assainissement et pour une part grandissante au pré traitement des eaux. Les exigences étant de plus en plus strictes, et les ressources superficielles parfois fragiles, les collectivités sont amenées à se tourner vers des ressources profondes ou vers des pré-traitement couteux.

En somme, c'est par la qualité de nos usages (économies d'eau, limitation des flux de pollution etc.) que nous pourrons peut être un jour influer positivement sur le prix de l'eau.

Vers l'atteinte des objectifs du millenaire ?

Ce nouveau droit de l'homme est cependant limité. Il ne concerne qu' « une quantité limitée d’eau potable nécessaire aux besoins essentiels de l’homme » et il « requiert de la part des usagers qu’ils acquittent le prix du service de l’eau, étant entendu que les personnes démunies doivent bénéficier de dispositions particulières au cas où ce service ne serait pas disponible dans des conditions compatibles avec leur situation».

 

La situation est pourtant toujours dramatique, chaque année 3 millions de décès sont dus au manque d'accès à un eau potable salubre - 884 millions de personnes !! - et à des services d'assainissement minimum - plus de 2,6 milliards !!!!.

 

Espérons malgré tout ! La reconnaissance de ce nouveau droit est déjà une première étape, les conférences actuelles au sujet des objectifs du millénaires en sont une autre. A nous également de faire valoir que nous sommes prêts à soutenir ces objectifs.

 

Pour aller plus loin :


Le vote de l'ONU

 

Article France Diplomatie

 

Article  JDLE

 

article JDLE sur l'état d'avancement des objectifs du millénaire

 

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